Site officiel : http://www.triumph.co.uk/france/
En 1883 Siegfried Bettman, né en Allemagne, émigre vers le Royaume-Uni où, après avoir travaillé dans divers petits emplois, il débute à partir de 1885 un commerce d'exportation de bicyclettes à destination de son pays d'origine.
Dès 1886,
il réalise que son nom, sous lequel il distribue ses bicyclettes,
pourrait être un frein à leur diffusion. Il cherche donc un nom qui
sonne aussi bien au Royaume-Uni, France et Allemagne - dont il parle couramment les langues. C'est ainsi que naît la marque Triumph.
Il s'associe rapidement à Mauritz Schulte, technicien originaire comme lui de Nuremberg. Ils s'installent alors dans la région la plus industrialisée du Royaume-Uni : Coventry, où l'on commence déjà à parler de moteurs pouvant équiper des avions, des automobiles et des motocyclettes.
En 1932,
un ingénieur talentueux arrive chez Triumph : Val Page. Il va
moderniser la gamme et réaliser le fameux « vertical twin » (bicylindre
vertical, en français) qui apportera tant de notoriété à la marque de
Coventry. Contrairement à une croyance largement répandue, Triumph n'a
pas inventé ce type de moteur qui existait déjà chez Werner au début du siècle.
Bien que ce modèle de 650 cm3 ait connu un très bon accueil de la part du public, l'entreprise connaîtra des difficultés financières, répercussions du Krach de Wall Street de 1929.
La marque est alors vendue à Jack Sangster déjà propriétaire de la firme Ariel.
Edward Turner devient alors chef des études. Ses buts seront, avant
tout, d'uniformiser la fabrication et de simplifier la gamme : pour
cela, il ne conservera que 3 modèles de monocylindres allant de 250 à
500 cm3 et abandonne la première version de bicylindre pour en concevoir un tout nouveau, de 500 cm3, presque aussi peu encombrant qu'un monocylindre. La moto équipée de ce moteur sera la « Speed Twin », présentée en 1937.
Malheureusement la seconde guerre survient, évènement suffisamment dramatique en soi, il le sera doublement pour Triumph puisque, en novembre 1940,
l'aviation allemande prend pour cible la ville industrielle de
Coventry. L'usine, en même temps que bien d'autres, sera entièrement
détruite. La volonté ne manquant pas, une unité de production sera
rapidement remontée non loin de là, à Warwick. Il faudra attendre 1942 pour qu'une toute nouvelle usine soit construite à Meriden.
La production y sera suffisamment efficace pour que près de 50 000
motos soient construites avant la fin des hostilités. Production à
laquelle il faut ajouter de nombreux moteurs statiques (générateurs,
pompes, etc).
Après avoir quitté Triumph en 1941, Edward Turner fera son retour en 1944.
La production civile reprend alors. La demande est si forte pour les
bicylindres que la production des « monos » sera rapidement arrêtée...
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Triumph_(moto)